L'humanité vit une saisissante dualité. Tous les espoirs se concentrent  dans deux pouvoirs ; politique et économique. Entre séduction et neutralisation , la réalité s'impose aux volontés. Au-delà de toute idéologie et de toute divergence, il reste un équilibre fragile.

La démocratie parle de liberté et de droit de l'homme. Elle met en avant des valeurs de justice comme la fondation de sa civilisation. Et au travers de son art se reflète l'expression de son attachement au bonheur de l'être et du paraître. Dans le langage de ses institutions et de ses politiques, il y a toutes les promesses d'un monde meilleur et plus humain. Même les paroles données et celles non tenues prennent rang d'une déclaration d'amour pour son prochain.

Mais ces mots ne sont parfois qu'apparence et trahison. Comment comprendre et admettre que cette démocratie si vertueuse a engendré un monstre d'inhumanité. Comment expliquer qu'elle a érigé comme l'égal de l'homme une économie dont les droits n'appellent aucun devoir. Notre aveuglement et notre ignorance ont donné au marché mondial un droit de veto prévalant sur le respect de la vie. Les profits ont motivé toutes les aberrations dont les victimes agonisent dans une inégale indifférence...