Quand il y a un déficit commercial, il faut surveiller avec attention la progression des exportations et les dépenses énergétiques. Or, si la France exporte bien, elle perd des parts de marché du fait de la faiblesse de sa recherche et du manque d'innovation. Bien que les dépenses énergétiques représentent la moitié du déficit commercial, la France n'a toujours pas été capable de donner une place significative aux énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermique et marée motrice). L'exploitation de ces énergies renouvelables pourrait pourtant créer des emplois et de la croissance tout en réduisant notre déficit commercial.

Même si la France reste un pays très productif et très attractif pour les investisseurs étrangers. Son principal marché se situe en Europe. Il est urgent d'intéresser les grandes entreprises aux sorts des PME. Ne serait-ce qu'en favorisant les collaborations afin de doter la France d'un ensemble important de PME capables d'exporter en dehors de l'Europe.

Par ailleurs, lorsqu'un pays choisit la logique financière, le déficit commercial témoigne de sa stratégie économique et sociale. L'endettement et la répartition des richesses se font alors en défaveur des plus démunis. Et cela a des conséquences directes sur la capacité d'un état à investir dans l'avenir...